Photo Antoinette Fouque, la mort d'une pionnière de l'émancipation féminine - Idées - Télérama.fr

Antoinette Fouque, la mort d'une pionnière de l'émancipation féminine - Idées - Télérama.fr


Antoinette Fouque, la mort d'une pionnière de l'émancipation féminine - Idées - Télérama.fr

Ecrivain et théoricienne

Ce qu'elle nomme la féminologie, Antoinette Fouque (telerama.fr/idees/antoinette-fouque-la-mort-d-une-pionniere-de-l-emancipation-feminine,109016.php) l'explique au fil de 3 ouvrages édités entre la fin des années 80 et la décennie 2010. Naturellement, l'auteure a pris part à quelques ouvrages collectifs ainsi qu'à de multiples entretiens. Le combat d’Antoinette Fouque ne répond pas aux tentations de l'activisme à outrance, il soutient la place de mère.

Antoinette Fouque collabore avec deux maisons d'édition en parallèle à sa mission d'enseignante. Dans les années 60, la future militante fait la connaissance du fondateur du courant du lacanisme. La jeune femme a exercé la profession d'enseignante après avoir décroché son diplôme universitaires Lettres. Son directeur de thèse n'est autre que Roland Barthes. Antoinette Fouque prépare un Diplôme d'études approfondies. A cette époque, l'étudiante côtoie Monique Wittig, théoricienne féministe.

L’Alliance des Femmes pour la Démocratie défend l'égalité. L'AFD se bat dans le but d'empêcher la poussée des extrémismesdès lors que de nos jours, les droits des femmes sont encore menacés. La vice-présidence de la commission des droits de la femme revient à Antoinette Fouque au parlement de Strasbourg.

Une militante de tous les combats

Toutes les luttes ont reçu l'appui d'Antoinette Fouque. l’Observatoire de la Misogynie et le Club Parité 2000 ont été fondés par cette militante. Elle décède à Paris le 20 février 2014. Elle avait auparavant reçu les plus hautes décorations nationales dont la Légion d'honneur. Lors d'une manifestation parisienne du Mouvement de libération des femmes, Antoinette Fouque agite une bannière sur laquelle est inscrit : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! ».

Une maison d'édition pour la littérature féminine

Sa société d'édition donne les moyens à Antoinette Fouque de valoriser la création féminine. C'est en coudoyant les milieux intellectuels de la capitale que, la militante voit à quel point les femmes n'occupent qu'une place mineure dans le milieu du livre. Le public a pu connaître de nombreuses écrivaines grâce à la maison d’édition d’Antoinette Fouque, qui présente plus de 600 ouvrages voués à la création féminine. Elle ouvre une première librairie dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Là, elle vend les livres écrits par des femmes.

La jeunesse d’Antoinette Fouque

En 1964, Antoinette Fouque donne naissance à son premier enfant. Elle ressent alors les obstacles que connait une femme lorsqu’elle doit assumer ses mission de maman et d’épouse tout en exerçant un métier en même temps. De ses années passées dans un contexte ouvrier, elle va conserver toute son existence un fort enracinement à gauche. La cité phocéenne a vu naître cette grande militante en 1936. Antoinette Fouque étudie en premier lieu dans sa région d'origine puis gagne La Sorbonne. La Marseillaise est toujours en faculté lorsqu'elle rencontre son époux.